Jouez hautbois, résonnez musettes, après le single, après l'album, Antonellaet son orchestre de chambre s'attaque à la scène. Pour résumer : Elle est de retour sur les planches et elle n'est pas contente.
En exorde, il convient de signaler que, hormis la piccola ragazza di Savona, les (Real ?) Klasse Kriminalesont composés (Globalement et hâtivement), de musiciens ayant officiés au sein des Straw Dogs, SuperYob, AceFace, Concrete Gods... Quelques multicartes ubiquistes, bien connus, issus du microcosme Londonien Punk/Skin/Mod/Herbert et tutti quanti. Nous sommes donc dans la situation, loin d'être inédite, où deux groupes en activités porte le même nom et l'on rigole d'avance en pensant à la tête que va faire l'étourdi (Qui a payé son ticket), en pénétrant dans la salle de concert et en constatant son erreur. Effectivement, comme il ne s'agit pas d'un vulgaire doublon, l'homonymie des formations ne veux pas dire que celles-ci pratique une quelconque synonymie, loin s'en faut. Cela dit, reconnaître cette polysémie ne veut pas forcement dire que l'on désire prendre parti et se replonger dans d'antédiluviennes histoires, aussi rebattues qu'inintéressantes. En dépit de cela on peu tout de même essayer de comprendre les arguments qui ont motivé le come back d'Antonella.
Il est évident que c'est une question rhétorique que de demander en quoi sa guitariste est inséparable de l'évocation des Klasse Kriminaleoriginaux, puisqu'un rapide coup d'oeil à leur biographie révèle qu'elle a cofondé le groupe en 85 (Avec Marco Balestrino), composé la majorité (Voire même l'intégralité) des morceaux, insufflée sa direction et ses prises de positions, réalisée son corpus d'illustrations et était même leur image de marque, sorte de tambour-major (1) de la "Savona Skin Connection" (Réellement, plus une vue de l'esprit qu'autre chose). Cette assertion faite, on peu poursuivre en signalant qu'elle l'a quitté en 91 rejoignant un autre team et profitant de l'occasion pour gagner une contrée plus verte et plus plaisante, à ce qu'en dit William Blake (2). Pour être tout à fait objectif et ainsi éviter de tomber dans le domaine de la critique stérile, il faut aussi tenir compte, comme l'écrivait Tacite (3), que "L'éloignementaugmente le prestige" (Major e longinquo reverentia).
Le temps passant (Mais pas les inimitiés qui elles, iront en grandissant), d'aucun chercheront à mâtiner cette scission d'arrière-pensées (A prétentions) politique. Tentant de démontrer ce qui n'est rien d'autre qu'un vague postulat que bien peu de choses viennent étayer (Pas de quoi non plus casser trois pattes à la monture du cavaliere). En tout cas certainement rien qui mérite d'être considérée comme une scolopendre fasciste venimeuse que l'on doit écraser du talon de sa Dr. Martens (Ou on en crève paraît-il).
Le fait que ses participations diverses et variées soit oubliées (4), effacées ou niées, ainsi que le virage idéologique à 190 degrés pris parMarco Balestrino, auront probablement fini par exaspérer une Antonellaen préretraite du mouvement Skinhead. Vraisemblablement pas pour une histoire de droit d'auteur mais plus certainement parcequ'on utilise ses créations sans jamais lui demander son avis, et de plus, à des fins politiques. Il est bon de rappeler que KlasseKriminale de sa genèse et jusqu'au début des années 90 était LE groupe apolitique, à une époque où c'était loin d'être une généralité.
De son côté Marco Balestrino(Resté au bled) à l'instar d'un Thomas Mensforth (5) se découvrit sur le tard une âme de mutin du Potemkine, prêt à brûler ce qu'il avait adoré sur l'autel du politiquement correct intransigeant. Proclamant désormais, avec son groupuscule : "We wannachange le monde" (6), son principal problème devint vite son passé récent, puisque celui-ci ne s'accordait guère avec ses nouveaux idéaux (7), qu'à cela ne tienne, une réécriture rapide (Même un peu bâclée) le mis au diapason. Le stakhanovisme n'étant pas fait pour les (Punks à) chiens et la surenchère présentant l'avantage d'éviter/éluder les questions, cela lui permis, tout à loisir, de hurler avec les loups (Ou les chacals, selon les points de vue).
Malheureusement la déclaration d'intention lorgnant vers le Mieux-disant culturel, même la plus enflammée ne suffit pas toujours à apporter le succès tant espéré (8). Ses multiples revirements finiront par lasser ses suiveurs déjà amplement fatigués d'entendre pour la 5000 ème fois sa médiocre reprise de "If The Kids Are United" (9). Bien que n'étant pas spécialement versatile, il y a fort à parier que le public "vintage" desKlasse Kriminale préférerais, s'il en avait le choix et l'occasion, une soirée bunga bunga chez l'ex-président du conseil italien plutôt qu'une invitation à un concert du quintette steet punk Ligurien.
Mais après tout qu'importe à Marco Balestrinode n'avoir plus devant lui que des gosses pas encore secs derrière les oreilles, ersatz de bootboys, qui pourraient être ses enfants. Ça semble lui convenir, et si avec cela il est gai comme un italien quand il sait qu'il aura de l'amour et du vin, tant pis pour l'authenticité et la qualité musicale.
Pourquoi se le cacher ? Il n'est pas besoin d'entrer dans un cours d'ethnomusicologie transalpine appliqué pour remarquer que l'intérêt de la majorité se porte prioritairement sur la première mouture du groupe, à l'époque où les Klasse Kriminaleparaissait prometteur quant à leur devenir (Espoir déçu, mais beau souvenir). Esthétiquement, musicalement et idéologiquement cela plaisait à ce moment-là.
Quoiqu'on en pense, il faut avoir l'honnêteté de reconnaître que les Marco Balestrino's Klasse Kriminalene sont et depuis longtemps, qu'un vulgaire palimpseste. Au mieux (En étant généreux) une forme très emphatique de ce à quoi ils aspiraient au départ.
On peu ne pas être d'accord avec notre analyse, tant il est vrai qu'il reste encore des jeunes gens et quelques vieux roublards (10) pour vouloir à tout pris préserver l'image d'un groupe intègre et engagé.
Cela pourrais se révéler assez drôle, mais n'étant plus des gamins nous laisserons à d'autres le soin d'égrener le fastidieux chapelet de déclarations (Certes sorties, mais bien dans leur contexte quand même), documents, photos embarrassantes et autres interviews extraites des fanzines contemporains à la fin des années 80, démontrant les volte-face successives de signore Balestrino (Qui ne sont d'ailleurs un secret pour personne). Pour notre part nous n'étançonnerons notre point de vue que d'une citation du prophète Ézéchiel (11) :
"...tu habites au milieu d'une famille de rebelles, qui ont des yeux pour voir et qui ne voient point, desoreilles pour entendre et qui n'entendent point...".
Et la musique dans tout ça ? Justement les Antonella's Klasse Kriminaleprépare un nouvel album, plus qu'une confirmation on aimerais y trouver une évolution, l'avenir nous dira si ces espoirs étaient fondés. Chi va piano, va sano e va lontano...
Antonella's Klasse Kriminale : "Dead End Street" (Mc Vicar/Reeves)
(1) Très populaire auprès d'un public complètement hétérosexuel, tellement populaire que Klasse Kriminale, après son départ, essayera toujours de conserver un élément féminin dans ses line-up successifs, bis repetita placent.
(2) Pour le groupe, son départ aura pour conséquence une véritable sclérose de l'imagination, ce qui n'est guère étonnant ayant perdu ipso facto, sa principale source créative.
(3) "Les Annales", chapitre 1, extrait du verset 47, "Viewed from a distance, everything is beautiful". Se remémorer Napoléon à Sainte-Hélène.
(4) On remarquera que l'amnésie rétrograde, cette terrible maladie, semble faire des ravages parmi les acteurs des prémices de la scena skin di Luguria.
(5) Passé les alpes, on peu trouver un autre exemple en la personne de Jean-Luc Mélenchon (Ce sera sans doute plus parlant pour les Français qui ne connaîtraient pas le parcours du chanteur des Angelic Upstarts).
(6) Anarchia, libertà, rivolta et toutes ces sortes de choses.
(7) Il serait même jugé, selon les critères actuels, comme très "ambigu".
(8) N'importe quel besogneux de la guitare au fin fond de sa banlieue, alignant péniblement 3 accords en prenant, devant sa glace, des poses à la Johnny Thunders, vous le confirmera aisément.
(9) Surtout que Sham 69, dans sa forme initiale, existe toujours et continu de tourner.
(10) Près à affirmer ce que vous voulez, du moment que ça les arrangent et qu'ils en tirent bénéfice.
(11) "Livre d'Ézéchiel", chapitre 12, extrait du verset 2.
Antonella's Klasse Kriminale(Toujours disponible chez l'ami Peter) :
. 7" - "Dead End Street"/"Kids Next Door" Razorwire records RWR 006
. CD - "Phoenix" RWR 007
Pour ceux qui désirerais aller plus loin et réécouter les premiers opus des Klasse Kriminale(Attention, ça a mal vieilli) :
. Demo - "Odiati & Fieri!"
. EP - "Costruito In Italia" Havin'A Laugh Records HAL 01
. LP - "Ci Incontreremo Ancora Un Giorno" HAL lp001/RE 331990
I'm very happy to announce the birth of (A)CAPPELLA, an (A)periodic photographic online magazine. It features my non commercial or banned (mostly by clients) pictures that I found worth of a look. On each issue I'll develop a certain content. All by myself. All for you…
Please click the link below to see Sunday afternoon Kriminals, a photographic excursion into the Skinhead scene. I really hope you'll enjoy it.
Ex-égérie de la scène oi ! skin italienne ayant quitté les rivages de la Ligure pour ceux de la Mer du Nord. Après avoir participer à quelques groupes (qu'on ne vous feras pas l'affront de vous énumérer) et un long silence, elle nous revient en solo.
En plus du single dont la sortie est imminente, un album est annoncé pour la fin de l'année sur l'étiquette Berlinoise "Razorwire records". Dès à présent deux titres sont en écoute sur myspace.
Bien qu'ils fassent songer à un premier jet (probablement des démos), on reconnaîtra d'entrée ce qu'elle a toujours fait, c'est-à-dire la musique qu'elle aime. Bien sûr les esprits chagrins objecterons qu'on ne peut pas parler d'évolution (terme bien galvaudé), c'est probable mais on ne peut pas parler non plus de régression, c'est déjà cela.
Qu'on aime ou pas, on lui concédera une sincérité certaine dans sa démarche. Elle ne cherche pas à réécrire son passé et ne semble rien renier... Elle !
KIDS NEXT DOOR
Yeah you hate 'em - more and more each day
Yeah you hate 'em - more than you can say
Coz they're turning it up - tearing it down
Living it up - they're doing it now - oh yeah
Don't look now - it's the kids next door
Oh yeah - it's the kids next door
Yeah you hate 'em - coz you can't deny
Yeah yer living - yer living a lie
Coz they're ripping it up - hitting the town
Every night - they're kicking it down - oh yeah
Don't look now - it's the kids next door
ONLY THE FAKE SURVIVE
So many years they have gone by and stories I can't recognise
You took the glory, you love the fame and you still play my songs today
So why are you still going on, look back at yesterday
We were a band for our homeland. Yeah those days were really great
Only the fake survive - it's true -
Only the fake survive - just look at you
How much fun it must be when you re-writting history
You've changed your colours through and through so why can't people see through you
And why is it still going on ? - After all this time
I can't see the glory - when you're living out a lie