TOM WOOD « 1978-2003, LES ANNÉES LIVERPOOL »

Surnommé par la rue « Photie Man »* (le type à l'appareil photo) tant il a fait, avec son appareil photo, partie du paysage liverpuldien, Tom Wood a sillonné depuis le milieu des années 70, les moindres recoins de sa ville d'adoption à pied ou en bus – locomotion constitutive de sa photographie comme en témoignent ses livres « Bus Odyssey » et « All Zones off Peak ».
Le travail de Wood a déjà donné lieu à de nombreuses publications et expositions à l'étranger. Ses tirages font désormais partie des plus importantes collections de photographies internationales privées et publiques (Moma et I.C.P. à New York, Victoria & Albert Museum à Londres, Musée Nationale de la Photographie à Copenhague…)

Aujourd'hui, Martin Parr, est certainement fier de savoir que son ami Tom Wood est enfin un « type » reconnu.

Hey !
the cream of the crop
C'est la rentrée, les parents vont avoir un peu de temps libre pour profiter des derniers beaux jours. Le must, par exemple et si l'on en a les moyens, serait une balade en Sunbeam Tiger, mais avec une déco vraiment très classe :




Chorus : Come on, come on,
Hurry up England, come on
Come on, come on,
Hurry up England, come on
We're gonna win the cup
We're gonna win the cup
We've got a blinding team full of quality
Colsall, Ferdinand and John Terry
It's been forty years since Wembley
So let's go and win it in Germany
Chorus
Now listen here England
We're gonna win the cup
Cos you know what you're doing
So let's just wrap it up
I wish you'd listen to me
We've got Gerrard, Lampard and Wayne Rooney
Chorus
You're lions you are England
Yes England's who you are
There'll be no great escape
There'll be no bridge too far
So come on lads, sing with me
It's all the way to Germany
Come on, come on,
Hurry up England, come on
Come on, come on,
Hurry up England, come on
We're gonna win the cup
We're gonna win the cup
We're gonna win the cup
We're gonna win the cup
When saturday comes (in Toulouse)
THE SOCCER HOOLYS : "We Are Soccer Hoolys"
Dran, quand il ne bariole pas les murs, dessine sur du carton, pourquoi pas. Quel que soit le support, ça rend plutôt bien (son style décomplexé n'est pas sans rappeler la bande dessinée récente).
Dran, avec un brin d'insolence, parodie un poncif, c'est assez drôle n'en déplaise aux Tintinophiles.
On se posera toutefois une question : qu'est ce qui à pu l'inspirer, une réminiscence ?
Barmy Asphaltoyz Army
Reynald, tatoueur Strasbourgeois, bien connu dans l'est de la France pour l'excellence de son travail cutané, l'est beaucoup moins pour les jouets qu'il réalise (Sorte de bestiaire "Physiologus" moderne en bois vernis).
On aura la surprise de découvrir, parmis sa galerie anthropologique monstrueuse, un skinhead. Skinhead "à l'ancienne", il convient de le préciser.
4-Skins : "Clockwork Skinhead"
Red horizons & glue tubes
Après l'article que le Guardian lui a consacré et son exposition à la galerie Parisienne Anne de Villepoix, il est intéressant de porter un regard sur le travail de l'artiste roumain Ion Bârlàdeanu.
En premier lieu parce qu'une partie de ses oeuvres nous ramènent presque 21 ans en arrière, en décembre 1989 pour être plus précis. La révolution vient d'éclater en Roumanie. Enfin ce pays brise ses chaînes, sort du joug totalitaire du couple Ceausescu, et par la même occasion se libère du Communisme (du moins c'est ce qu'on pensait même si, sur de nombreux points, on restaient et on reste toujours d'ailleurs, un peu dans le flou quant aux tenants et aboutissants).
On connaissait le livre du Général Pacepa et on se rendaient compte, que tous ces récits des réfugiés politiques roumains en France, que l'on prenaient avec un peu de scepticisme tant on pensaient qu'ils recelaient une part d'exagération, d'un coup, se révélaient être bien en deçà de la vérité.
Vu de France, les collages de Ion Bârlàdeanu semble l'exutoire des années de dictature. Ils constituent des témoignages d'une époque que tout le monde voudrait révolue. Une sorte de tache d'art subversif dans le portrait du réalisme socialiste en vigueur ces années là. Mais c'est surtout l'expression artistique de la vision que pouvait avoir le peuple Roumain du régime du Conducàtor.
Les observateurs ont notés que Bârlàdeanu gardait une haine farouche envers le génie des Carpates. C'est sans doute, entre autre, d'avoir dû fuir l'éducation communiste, d'avoir fait de la prison, et d'avoir travailler dans la délirante "Casa Poporului" de Bucarest...
Une autre partie de ses créations, non moins intéressante, traite aussi de la Roumanie post-communiste où les gens en place, les us et coutumes ne semble pas avoir beaucoup changés... C'était déjà ce qu'avait noté Taï-Luc de La Souris Déglinguée dans sa chanson sortit sur l'album "Tambour et Soleil" en 1995 :
ROMANIA '94
Juin mille-neuf-cent-quatre-vingt-quatorze,
Ouais, ouais, ouais nous sommes allés,
Dans l'ex-république socialiste
Du feu Danube de la pensée.
Là-bas les violonistes
S'habillent de couleurs tristes,
C'est pas vraiment qu'ils portent le deuil,
D'ailleurs ils sont ivres,
Car ils tisent depuis des années,
De la vodka en tétrapack !
Sur les murs de Bucuresti
Fleurissent quelques graffitis,
Et même si on cause pas roumain,
C'est pas difficile à comprendre :
"Président Illiescu = Ceaucescu" !
"Jos communismul !"
Nous dit le chauffeur de taxi,
"Jos communismul !",
Un peu comme le fracas
D'une statue qui s'écroule...
Dans le train qui va
De Bucarest à Iasi,
Y'en a qui fument du H,
Privilège de première classe.
Et moi je suis à la fenêtre...
Putain les mecs, quel paysage !
Sur au moins 400 km,
On dirait la banlieue au moyen-âge
Avec en plus un cimetière de tanks,
De la Division des Lendemains Qui Chantent !
Paroles et musique : TL et LSD
Editions : MAXIMUM SWING 1995





























