17 août 2011

Legends And Oddities Of Oi ! Music

RARE & OBSCURE
 
Il existe une catégorie de disques (majoritairement des 45 tours), qui appartient au domaine de l'inconnu. Si de manière récurrente on fait verbalement état de leur existence, rien ni personne ne vient jamais corroborer ces rumeurs par la moindre preuve.
 
Les références de ces mystérieux vinyls n'apparaissent dans aucune revue spécialisée, il n'en est fait mention dans aucun livre, aucun collectionneur de l'impossible n'en possède un exemplaire. Il n'y a même pas trace d'une critique dans le moindre vieux fanzine au tirage confidentiel et personne n'a un enregistrement à vous en faire écouter. Évidemment aucun professionnel ne les a jamais eu en main. Le seul endroit où on peu les voir citer parfois c'est dans les listes de recherche (la plupart du temps suivi de points d'interrogation).
 
Au mieux un gars connaît un type qui connaît un autre mec dont le pote à un cousin qui habite à côté d'un ami dont le frère possède ce skeud.
Fatalement c'est ces enregistrements sonore insoupçonnés qui ont la faveur des aficionados du  microsillon (Cet engouement est comparable à celui de quelques amateurs de bandes dessinées, d'un certain âge, qui sont près à mettre des sommes totalement déraisonnables pour pouvoir relire les cartoons de leur enfance).
 
Nos fanatiques du sept pouces y consacrent un temps considérable, la plupart du temps en pure perte. Car passent les jours, les semaines, les mois, les années et leurs recherches obstinées demeurent infructueuses. La lassitude et le désespoir, de ne pouvoir jamais compléter leur collection, finissent par faire douter ces acharnés que ces disques aient jamais vu le jour (bien souvent à raison).
Tant il est vrai qu'en la matière les canulars ne manque pas (comme quoi les "fakes" c'est pas d'aujourd'hui !).
Mais pas toujours, parfois l'explication est simple : Ces galettes de vinyl n'existent qu'à l'état d'acétate (en un seul exemplaire) ou n'ont jamais franchi le cap du test-pressing.
Il est possible aussi qu'ils n'aient eu qu'une édition de quelques exemplaires (pour des raisons aussi diverses que variés). On peu aussi mentionner les tirages limités de 30, 50, 100 exemplaires (pour des contraintes financières souvent). Il arrive aussi que ces pressages soit détruits partiellement ou quasi complètement par le feu, un dégât des eaux, par décision de justice, etc... Ce qui rend évidemment les copies rescapées (généralement promo) ultra rare. Dans le même ordre d'idée, il peu s'agir également d'un disque retiré de la vente cause à une erreur de fabrication.
 
Il semblerait que le single des Porno Cassettes fasse partie de ces illustres inconnus au bataillon. On n'en sait quasiment rien ou si peu (et ni le nom du label, ni celui du producteur ne nous en dirons plus).
On notera tout de même que la vague rumeur sur l'existence de ce 7" sortit en 1982 a eu une remarquable résistance au temps malgré que rien ne soit jamais venu l'étayer (pas de fumée sans feu ?). 

Heresy rds 1982

C'était un peu un mythe, quasiment une "urban legend" chez les collectionneurs de disques B-class punk/ Oi ! music. Jusqu'à ce qu'un exemplaire soit mis en vente sur e-bay, il y a quelques années (partit à plus de 1 000 £ à ce qu'on dit).

Puis c'est retomber dans le flou le plus artistique possible sans qu'on en sache d'avantage sur ce groupe (S'ils sont bien anglais, d'où venaient-ils exactement ? Qui étaient-ils ? Qu'ont-ils fait d'autre ? Etcetera).  

P K7  

Et voilà qu'il y a quelques jours l'ineffable Garry Bushell relance le buzz sur son blog :
 
"Aug 3. Is this the second rarest Oi single ever released ? The song 'Your Face' b/w 'Dead End Yobs' was released by the Porno Cassettes on Heresy in 1982. For years, many people doubted its existence. But here it is, kindly supplied by Brad of Monkish. We have no idea who they are, or what happened to them, but we'd love to hear from you if you do. The rarest Oi single of them all of course is our own 'Stroke My Beachcomber, Baby'. Only a handful were ever pressed up on our own Scrotum label back in '77 and the only copy we know about now belongs to Fat Col who will charge you a score just to look at it."
 
Cela devrait redonner du coeur à l'ouvrage aux collectors maniacs de tout poil. C'est vrai qu'il en faut pour parcourir à l'infini les sites spécialisés et arpenter les conventions du disque, Second-hand shops, brocantes, marchés aux puces et autres vide-greniers de Londres et de sa périphérie. La quête du Graal en chlorure de polyvinyle.
 
Musicalement parlant, un disque qui présentera de l'intérêt pour l'amateur inconditionnel de street punk. Les profanes, quant à eux, penseront certainement que cette rareté a tout intérêt à le rester.
 
Maintenant reste plus qu'à attendre qu'une bonne âme mette en ligne le "Stroke My Beachcomber, Baby" des Gonads. S'il existe vraiment...

Posté par GOfScars à 23:52 - - Permalien [#]
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