Generation Of Scars

19 mars 2014

"We're Shameless and we shag your moms !"

Rehearsal

 

 

 Évoqué quelques fois sur le présent blog, il était temps d'aller un peu plus avant dans la connaissance de ce groupe Lyonnais de bon aloi. Mais plutôt qu'une simple critique de leur album ou une sacro-sainte interview conventionnelle au possible il nous a sembler plus intéressant (Et ludique) de leur adresser le questionnaire de Proust, histoire de ne pas sombrer dans la monotonie virtuelle, et quelque part, partir à la recherche du temps perdu de la Oi ! music à la française (Quand bien même elle serait chantée en anglais). Le groupe c'est prêté au jeu et se sont plutôt bien tiré de l'exercice d'ailleurs, juger par vous-mêmes :

 

 

Votre vertu préférée ?

Nico : Le courage. Il faut être courageux en France pour faire un groupe de Oi! Encore plus si tu viens de Lyon. C’est un peu bizarre parce qu’on nous invite à jouer à l’étranger (Le 29 mars à Londres avec Last Resort et Templars, en Allemagne cet été et fin septembre en Angleterre), mais personne n’a envie de nous faire jouer en France. Il y a des concerts sympas à Paris en ce moment, comme le Winter Oi! Fest par exemple, mais on ne pourra pas y jouer car le même jour on doit pogoter au ralenti et avoir l’air méchant autour d’un canapé dans un clip d’Yvette Horner.

Dorian : On sait que ça le fait pas trop, mais c'est payé un pack de bières par personne et on crache pas sur de la picole gratuite ; une bouteille de Jack en plus et on tournait à poil.

Gilles : J'aime bien toutes les vertus en général ; je n’en vois pas de mieux que d'autres.

Scooter : L'humilité : beaucoup en manquent cruellement.

 

Shameless drelon

 

La qualité que vous préférez chez un homme ?

Nico : Qu’il soit fier de ses défauts ; fier tout court d’ailleurs. Ce que nous faisons très bien. Nous sommes des cons prétentieux visant une carrière internationale. Et le pire c’est que ça marche. Notre album vient d’être réédité en picture LP aux États-Unis par Rebel Sounds, qui fait aussi notre merchandising dans le nouveau monde. On donne quelques interviews à des magazines et webzines étrangers (Lisibles sur notre site internet). J’aimerais bien trouver un label japonais et australien. Le but est de pouvoir proposer des disques accessibles à tous. Par exemple, un américain ou un canadien qui veut acheter nos disques européens paiera quasiment le double d’un français rien qu’en frais de port, ce qui n’est pas très working class. Mais il est dispo en téléchargement illégal sur pas mal de sites, alors faites-vous plaisir.

Dorian : L'humour. Beaucoup trop de gens dans la scène se prennent trop au sérieux, alors que le but c'est quand même de se marrer avec des gens qui partagent la même passion que toi.

Gilles : L'honnêteté semble être une qualité rare et précieuse ; pouvoir regarder quelqu'un droit dans les yeux sans le sodomiser (Manœuvre délicate au demeurant ).

Scooter : La fidélité : l'honnêteté sans sodomie Gilou.

La qualité que vous préférez chez une femme ?

Nico: Qu’elle soit fière de mes défauts, qu’elle aime boire, manger et s’amuser. Qu’elle aime la musique bien sûr. De mon côté, j’ai trouvé Doc à mon pied. Bref, beaucoup de qualités qu’une bonne partie des skingirls n’a pas, souvent trop occupées à chercher quelles fringues mettre à un concert d’un groupe mythique qu’elles n’ont jamais écouté. C’est le thème de notre chanson Fashion Week. Notre mouvement est une culture réelle avec ses codes vestimentaires, sa littérature, un style graphique, des styles de musique, un cinéma. Trop de personnes ne s'arrêtent qu’au premier point. Le problème et l’avantage de notre mouvement est qu’il y a un écrémage naturel avec le temps. La première tarte venue, certains poseurs et pleutres ramassent leurs dents et retournent chez maman. De plus, beaucoup de très jeunes passent à autre chose car ils voient ça comme une mode et non une culture. Avec les années toute la France se connaît et tous les acteurs de la scène sont accessibles.

Gilles : Sa faculté à choisir un mari menu et inoffensif, ce qui nous permet de ne pas prendre sur la gueule dans l'hypothèse où on fait de lui un cocu.

Scooter : Les mêmes que chez un homme ; la sodomie en plus.

Ce que vous appréciez le plus chez vos amis ?

Nico : Le fait qu’ils achètent notre album intitulé Guilty, nos futurs 45 tours (3 titres chez Lionheart et un split avec Shoot The Dogs de Saint-Étienne, intitulé Derby) et surtout qu’ils nous offrent des bières, des cadeaux. Plus sérieusement, le plus important pour moi est de pouvoir compter sur mes amis et qu’ils puissent compter sur moi. Avec toutes les conneries que l’on dit, le nombre de gens dont on se fout et le manque de second degré de beaucoup de skins, il vaut mieux qu’on puisse compter l’un sur l’autre quand arrive la menace fantôme. Comme son nom l’indique, elle arrive rarement. On peut donc en conclure que ceux qui manquent de second degré manquent aussi de couilles, car nous n’avons aucun fait d’arme à notre actif. Les sports de combat que nous avons pratiqués ont juste servi à Dorian à bien cracher ses clopes et moi à perdre du poids. Par contre, soyez certains que même si vous nous mettez la gueule dans le caniveau, nous continuerons à nous foutre de votre gueule et à en redemander, comme le chevalier noir de Sacré Graal.

Dorian : Cette comparaison du chevalier noir est parfaite (Héhé) !

Gilles : Leur fidélité.

Scooter : Leur compréhension et leur fidélité.

 

 

Votre principal défaut ?

Nico : Spud de Trainspoting dirait « Peut être un petit peu trop perfectionniste ». La vérité c’est qu’on est lent et que l’on ne répète pas assez. On a commencé à enregistrer notre nouveau 45 tours en août et on n’a pas fini les chœur ; j’ai pas été très dispo les 8 derniers mois. Ce qui s’est passé, c’est que j’ai regardé un reportage qui m’a donné envie de m’engager dans l’US Army. Du coup, je suis parti faire la guerre au Viêt Nam en trottinette, pour me rendre compte une fois arrivé sur place que la guerre était finie. Je me suis rendu compte plus tard que je n’avais pas vu un reportage mais Full Metal Jacket. Ça vient aussi du fait qu’on enregistre tout nous-mêmes sur du matos qui vaut rien. Mais l’autonomie complète et le do it yourself ne sont chers. Je préfère qu’on enregistre un disque nous-mêmes et porter la responsabilité de ses défauts, plutôt que de payer un studio qui de toute manière n’arrivera pas à enregistrer comme on veut. Et puis ça coûte très cher. Je n’ai pas de formation d’ingé son, j’ai appris comme ça, au fur et à mesure. Du coup je ne suis pas très speed ; le boulot et la famille ne facilitent pas les choses.

Dorian : Spud de Trainspotting se chie dessus un soir de beuverie, ce sont des accidents qui pourraient faire partie de mes défauts (Héhé). Pour revenir sur ce que dit Nico, vous verrez que les titres du 45 tours valent le coup d'attendre, on en est assez fiers. Il y a une évolution dans la qualité de nos morceaux ; notamment grâce à Gilles, qui peut nous sortir des solos et des mélodies qui tabassent ; Scoot, qui est plus carré ; Nico, qui assure de plus en plus avec un ordi ; et moi, qui ai accordé ma guitare

Gilles : … et qui chante au top ! T'as oublié de le préciser, bridé que tu es par cette magnifique modestie qui te rend finalement si beau.

Scooter : Mon penchant pour les produits illicites et les alcools de tout bord ; aussi une tendance au laxisme, mais pas tant que ça finalement, merci Dorian !

Votre occupation préférée ?

Nico : Sans réfléchir j’aurais tendance à dire la masturbation, mais ce n’est pas très sérieux. Voir grandir mon fils. Je veux lui apprendre des valeurs qui me paraissent essentielles : être critique de tout, même de soi, mais jamais manichéen. Je suis d’une génération qui a grandi dans une France où il y avait les méchants racistes et les bons pro-européens. J’ai l’impression que le climat s’inverse et que maintenant les gens se lâchent un peu trop. Il n’y a pas de juste milieu. Petit, je vivais dans une cité et on peut s’y sentir assez vite raciste parce qu’on n’aime pas les rebeus du coin qui te crachent à la gueule parce que tu ne veux pas leur prêter ton vélo. La réalité est bien plus compliquée, mais à 6 ans tu ne réfléchis pas autant. Nous sommes dans une société culpabilisatrice et laxiste où tu peux être taxé de racisme pour des faits qui ne le sont pas. Être skinhead, ce n’est pas être raciste, mais ce n’est pas une raison pour tout accepter non plus. Se justifier d’être antiraciste, c’est accepter la culpabilisation et le laxisme qu’on nous pousse à avoir. Je ne suis pas raciste, mais je n’aime pas les connards en général ; et si ce connard est d’une quelconque origine étrangère, je ne le considérerai pas moins con. Disons que c’est con de croire qu’on arrivera à persuader un mec qu’il ne faut pas être raciste juste en lui tapant dessus. C’est un problème d’instruction d’un côté et de sentiment de culpabilité de l’autre. Intégrer les gens c’est leur dire : « faisons l’un comme l’autre ce qu’il faut pour être respectable », et non pas attendre que l’autre te respecte pour le respecter, parce s’il fait pareil de son côté, ça risque de merder un bon moment.

Dorian : Mes occupations préférées varient en fonction des mois, en ce moment c'est ma Vespa qui est bientôt finie d'être restaurée. Pour rejoindre Nico et pour faire bref, l'antiracisme est utopique ; tout le monde à des préjugés sur les gens. Pour ma part j'essaie de ne pas être raciste ; se revendiquer antiraciste, c’est s'excuser d'être skin : « je suis skin MAIS je suis antiraciste ». Alors que je ne considère pas avoir tort : « je suis skin et je t'emmerde ».

Gilles : La musique, le sport. Je range ces histoires de racisme dans une autre rubrique.

Scooter : Soigner mon foie et mon estomac.

Votre rêve de bonheur ?

Nico : Que les journées durent 40h et travailler 5h. Être dans un groupe amateur à 30 ans c’est compliqué à gérer. T’as le boulot, la famille, etc. En même temps, je pense que le bonheur complet est impossible à moins d’être plongé dans un boulot passionnant et que tu ne t’occupes pas de ta famille et de la société en général. Quand j’écoute les infos le matin, tous les jours une merde de plus me dégoûte de notre société. Le mec qui devient heureux ne reste pas neusk. On a la haine en nous c’est comme ça. Sans ça, on ferait une autre musique, on serait quelqu’un d’autre. Je suis heureux d’être clean avec moi-même, de ne pas avoir trop de choses sur la conscience et de suivre mes convictions, mais je ne suis pas pour autant heureux. Il est difficile de suivre ses convictions quand la société ne t’offre pas vraiment d’alternative. Je viens d’écrire une chanson sur les jouets qu’on offre à Noël à nos enfants qui sont fabriqués par des enfants chinois. Ça devient compliqué de contrôler ce qu’on achète, surtout quand t’as pas trop d’argent. C’est comme le reste, les riches ont accès à la qualité, les autres crèvent la dalle ou acceptent de manger de la merde. Ça rejoint aussi le propos de notre chanson Men With Ties, car les décisions qui sont prises sont le fruit d’hommes sans conviction humaniste, qui cachent leurs crimes derrière une cravate et un attaché-case.

Dorian : Clap, clap j'applaudis, vote for Shameless !

Gilles : Gagner au loto et ne plus travailler ; voir mes enfants grandir le plus longtemps possible.

Scooter : Vivre dans un village mormon à l'abri de toutes les tentations de cette terre !

Quel serait votre plus grand malheur ?

Nico : Jouer dans un clip d’une chanteuse de merde et de le justifier avec des arguments pécuniaires ou de reformer un groupe mythique français en Suède, sans que la vraie working class ne puisse y aller. Ce serait pour le comité d’entreprise des employés d’Ikéa Saint-Priest, pourquoi pas, mais làSurtout que j’ai une carte Ikea Family qui permet d’avoir des réductions sur les boulettes au cheval et la tarte à la merde. On a d’ailleurs fait une chanson qui parle de ça, elle s’appelle Something In My Pie (Sur notre prochain EP à paraître chez Lionheart Records). En vérité, il y a de plus grands malheurs. Surtout que ces deux groupes font de la bonne musique. Mais je n’arrive pas à me faire à l’idée que cela arrive. Ce n’est pas skin pour moi. C’est un peu comme si les mecs jouaient dans un clip de rap, qui est une musique misogyne et capitalo-bling-bling. Je n’aime pas le coté jet set skin germanopratine que ça prend. Même pour nous, ça devient comme ça. Des gens sont obligés d’aller en Angleterre pour nous voir, c’est n’importe quoi. C’est si mauvais que ça ce que l’on fait ? Il faudrait vraiment que le public français se sorte les doigts du cul. Ça ne sert à rien de dire « il n’y a jamais de concert chez moi ». Il n’y a pas de concert, organise-en. Il n’y a pas plus de fanzine, fais-en un. Il n’y a pas de groupe, créé-en un. Il n’y a plus de disques qui sortent, fais un label. Si tu lis ces lignes et que tu ne fais rien pour ta scène, c’est que tu n’es pas skin ou punk. Tu es un consommateur, c’est tout ; au mieux un mélomane. Si vous me trouvez agressifs, c’est que vous vous sentez visés et que j’ai raison. Les autres comprennent ce que je dis.

Dorian : La diplomatie et Nico, 2 mondes à part. Bon et bien voilà, on est grillé en France (Héhé).

Gilles : Surtout qu’on sort d'un concert à Toulouse où l'accueil a été excellent, merci à Steph.

Nico : Évidemment merci à Steph. Mais à part lui ?

Scooter : Vivre dans un village mormon à l'abri de toutes les tentations de cette terre !

Ce que vous voudriez être ?

Nico : Les 7 Madness en même temps ; sinon je me conviens bien. Je ne voudrais pas être différent, mais que les autres le soient ; c’est tout le problème.

Dorian : Je fais avec ce que j'ai, et ce que j'ai me suffit !

Gilles : Un con, j'ai jamais essayé.

Scooter : C’est vrai que ça me tenterais aussi ; sinon moine tibétain ou gourou de secte.

Le pays où vous désireriez vivre ?

Nico : Un pays où les neusks ne jouent pas dans des clips de merde. Personnellement, je suis content d’habiter en France et de voyager de temps en temps. Ce n’est pas le paradis mais c’est souvent pire ailleurs ; il est de bon ton de se plaindre, et je le fais aussi. Mais n’oublions pas qu’aux États-Unis, si t’as pas de mutuelle, tu crèves, qu’ils n’ont en moyenne que deux semaines de congés payés et plusieurs boulots. Pareil, on va te dire « les anglais travaillent le dimanche » ; oui, mais leurs magasins ferment tous les jours à 17h-18h. Sans parler de la précarité de l’emploi. Encore une fois, le manichéisme est idiot. On peut avoir de bonnes choses et des mauvaises dans tous les pays et franchement on n’est pas si mal lotis. C’est juste dommage qu’on n’ait pas le droit de le dire sans se faire taxer de racisme. Les Français ne sont fiers de l’être que pour des événements sportifs. Quand je vois l’attitude de certains sportifs, ça me fait plutôt honte.

Dorian : J'aime mon pays, j'aime son histoire, ses régions, ses traditions ; c'est juste les gens qui y habitent que j'aime moins.

Gilles : Les States pour leurs immensités, leurs bagnoles, leurs indiens, leurs routes sans fin, leur patriotisme. J'aime la France avec une grosse nostalgie du XXe siècle, la France en noir et blanc ; et là je ne cause pas métissage. Le noir et blanc de ces anciennes images du temps d'une France éduquée, familiale, patriote à souhait, avec ses campagnes fleuries et ses clochers d'église. J'aimerais bien vivre dans ce pays.

Scooter : Aux states mais en pays mormon ; sinon j'aime bien le Jura.

 

 

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La couleur que vous préférez ?

Nico : Putain c’est compliqué cette question. Si je réponds primaire, ça a du sens ? Sinon je dirais transparent, histoire de ne pas être trompé sur la marchandise. On n’essaie de pas prendre de pincettes, de dire ce qu’on pense et de sucer personne pour qu’on dise du bien de nous.

Dorian : Le jaune, mais un 51, un vrai ; faut pas oublier que je suis du Sud (Salut aux copains du 66 !).

Gilles : Pas le vert déjà ; sinon m'en fout.

Scooter : Le blouge.

La fleur que vous aimez ?

Nico : La fleur de houblon et le chardon.

Dorian : Ma femme bien sûr. Bon OK promis, j'arrête d'écouter Frank Michael.

Gilles : Les orties qui piquent le derche des mécréants.

Scooter : La fleur d'anis

L'oiseau que vous préférez ?

Nico : Le ayaïe. C’est un oiseau norvégien qui a les couilles tellement grosses que lorsqu’il se pose dans la neige, il gueule « Aïe Aïe ».

Dorian : Hahaha ! Je ne peux pas répondre après une réponse comme ça (Héhé).

Gilles : Le corbeau, pour manger le pigeon.

Scooter : Le chichar, plus communément appelé chichangline, volatile endémique des côtes landaises.

Vos auteurs favoris en prose ?

Nico : Léo Malet, Enid Blyton, Roger Hargreaves, Roland Topor.

Dorian : Oui voilà, Shameless c'est 1 cerveau pour 4.

Gilles : Milos Kupwalstol (Auteur serbo-croate) et Helmout Tripotomélaozews (Immense auteur occitan qui pouvait tuer les sangliers à coup de bite sur le crâne).

Scooter : Michel Audiard et Frédéric Dard.

Vos poètes préférés ?

Nico : Marc Warrior Kids, Vincen Pkrk, Géant Vert et Jean-Luc Azoulay.

Dorian : Patrick Sébastien, Francky Vincent, et, sniff, Carlos.

Gilles : Dave, Patrick Juvet et François Hollande.

Scooter : Franck Ribery et bien sûr Francky Vincent, qui fût mon délicat voisin pendant deux ans en Gwada.

Vos héros dans la fiction ?

Nico : Numéro 6, Francis Begbie, Freddy Lombard, Lobo, Mickey O’ Neil, Nicky Santoro, Micka « fais pas chier » Wallace, Sangoku, Alex Kidd, Tyler Durden, Tony « Dents de plomb », John Spartan, Monsieur Manatane et Bagou Devereaux.

Dorian : James Bond, Batman, Dark Vador et le calamar de Star Wars qui dit « this is a trap ! », le héros du film « God Bless America », Cartman, Tyler Durden, Keyser Söze et plus récemment Sherif Jackson.

Gilles : James West, John Steed et Tintin.

Scooter : Raoul Volfoni, le maréchal des logis chef Cruchot et Kebra.

Vos héroïnes favorites dans la fiction ?

Nico : Hit girl, Tank girl, Dina (Dans Freddy Lombard), Mademoiselle Musso, Peg Bundy, Vampira, Elvira et Morticia Addams.

Dorian : Emmanuelle.

Gilles : Maïté, la mère Denis.

Scooter : Josepha Cruchot et Wonder Woman.

Vos compositeurs préférés ?

Nico : Madness, The Crack, The Specials, The Business, The Clash, Stiff Little Fingers, Captain Sensible et Perkele.

Dorian : Blitz, Skrewdriver, The Business, The Crack, Last Resort, Condemned 84, Combat 84, Cock Sparrer, Motörhead, Skin Deep, Beethoven, Mozart et Chopin.

Gilles : Keith Jarrett et la plupart de ceux énumérés juste avant.

Scooter : The Clash, Schultz et bien sûr Francky Vincent, qui fût mon délicat voisin pendant deux ans en Gwada.

Vos peintres favoris ?

Nico : Abu qui fait nos pochettes, Chaland, Max, Jamie Hewlett, Frank Margerin, Neal Adams, Adam Warren, Akira Toriyama et Yûkô Osada.

Dorian : Abu et notre pote Vinny.

Gilles : Dali.

Scooter : David.

Vos héros dans la vie réelle ?

Nico: Malala Yousafzai, Becky Bondage, Joan Jett, Pierre Billon et Ed Wood.

Dorian : Jackie et Michel.

Gilles : Les frères Bogdanoff.

Scooter : Jean-Michel Aulas.

Vos héroïnes dans l'histoire ?

Nico : Amelia Earhart, Betty Page et Simone Garnier.

Dorian : Yvette Horner, Ovidie et Brigitte Lahaie.

Gilles : Je ne touche pas à ces produits-là.

Scooter : Margaret Thatcher.

Vos noms favoris ?

Nico : Les noms propres.

Dorian : Les noms-dit (Jingle batterie).

Gilles : ?

Scooter : Les noms simples.

Ce que vous détestez par-dessus tout ?

Nico : Le Star System et le charity business dans lequel j’inclus les politiciens, les chanteurs de variété, les écrivains à la mode et les présentateurs creux. Ces mecs sont toujours là pour juger et donner des conseils sur une réalité qu’ils ne connaissent pas. On blâme souvent les mecs ou les nanas de télé-réalité, mais les véritables merdes sont ceux qui produisent ça en sachant qu’ils font de la merde. Concernant les politiciens, qui gangrènent notre mouvement avec leurs dogmes, il faudrait que les gens comprennent que ces personnes ne servent que leurs intérêts et leur égo. La chanson Vote For Shameless parle de ça. La chanson Charity Gangsters de son côté parle des trous du cul, parfois exilés fiscaux, qui se déguisent une fois par an pour récolter de l’argent pour une œuvre caritative, tout en s’en mettant plein les narines ou en dépensant leur fric dans des parties de poker clandestines. Et ils vont demander au bon prolo d’acheter un DVD de stars qui s’amusent entres elles, les fourbes.

Dorian : Je ne sais pas qui est le plus à blâmer : Les gens qui produisent de la merde ou les gens qui en avalent, ça sent le trou du cul à plein nez cette histoire.

Gilles : Faire la queue. Voter. Être aux chiottes et constater après le gros soulagement qu'il n'y a pas de papier.

Scooter : La politique.

Les personnages historiques que vous méprisez le plus ?

Nico : Le mec qui a inventé les câbles électriques ; c’est un truc vraiment pas pratique. Je méprise presque tout autant celui qui s’est dit « tiens, je vais mettre un papier autour des petits suisses ». Ces personnes auraient mieux fait de s’inspirer de cet être admirable qui a inventé la capsule dévissable et l’indicateur fraîcheur sur les canettes de Kro.

Dorian : L'inventeur de la bière sans alcool ; autant inventer une bagnole sans moteur.

Gilles : Pol Pot et Mitterrand.

Scooter : Pétain.

Le fait militaire que vous admirez le plus ?

Nico : L’attaque de Verlans par Le Braque, Camus et la Crique. Une bataille trop souvent oubliée par les négationnistes pro-fermeture éclair et scratch. Je n’admire pas spécialement les militaires, c’est assez proche de ACAB pour moi. Leur but est parfois louable mais l’ordre et la discipline pour moi c’est du bourrage de crâne. J’ai besoin de personne pour attendre la guerre en buvant des canettes, je peux très bien le faire seul. Les grades, les matricules, les uniformesTous ces trucs un peu pédé, c’est pas mon truc.

Dorian : Ouais, les trucs neuski font déjà assez pédé pas besoin d'en rajouter (Héhé). Sérieusement pour ma part, je suis assez admiratif de ceux qui s'engagent pour leur pays alors que celui-ci ne leur rendent pas. Ils se font souvent utiliser à des fins politico-économico-magouillo-mes-couilles, mais je ne crache pas sur les militaires ; ces gars pour beaucoup en ont dans le froc. Je suis toujours scandalisé quand un gamin de 20 ans crève en Libye ou au Mali, même si ça fait partie de son boulot. Même si c'est de la géopolitique de comptoir, on ferait mieux de les laisser se démerder seuls plutôt que d'y envoyer nos soldats se faire tuer pour tel ou tel lobby copain du président ; « Mes condoléances Madame, votre fils est mort pour les bénéfices de Total ».

Nico : J’irai pas jusqu’à dire qu’ils n’ont qu’à se démerder ; l’extrémisme religieux est une gangrène qui se doit d'être contrôlée si on ne veut pas qu’elle se propage.

Gilles : Pas d'admiration particulière pour les faits militaires, mais un profond respect pour des gars super professionnels qui font le job.

Scooter : Dien Bien Phu.

La réforme que vous estimez le plus ?

Nico : La réforme-ation de Madness. Sinon les réformes majeurs du 20e siècle concernant les femmes (Avortement, vote, travail). Le reste n’est que politique et brassage d’air.

Dorian : Ça c'est sûr qu'on s'est bien fait raie-former (Jingle batterie et solo de trombone).

Gilles : La suppression de la vignette automobile par Fabius ; le seul truc qu'il ait fait de pas trop con, cet enculé.

Scooter : La suppression du sénat en 3025.

Le don de la nature que vous voudriez avoir ?

Nico : Arrêter le temps et faire tout ce que j’ai à faire correctement au lieu de tout faire vite et mal.

Dorian : Une grosse bite.

Gilles : Une bite moins grosse.

Scooter : Le don d'ubiquité.

Comment aimeriez-vous mourir ?

Nico : Le jour de mon anniversaire, car j’ai dépassé la date limite pour appartenir au club des 27. Mourir de rire pourrait être aussi une bonne alternative. Monsieur Manatane dirait « mourir d’avoir trop aimé ». J’espère surtout ne pas vivre trop vieux et mourir comme un légume pataugeant dans sa pisse. Ça me ferait vraiment chier (Incontinent avec ça).

Dorian : Vieux, ça sera déjà pas mal.

Gilles : Sans souffrir, juste en ne se réveillant pas, comme mon père.

Scooter : Personnellement, j'aimerais mieux mourir de mon vivant ! (RIP Coluche).

État d'esprit actuel ?

Nico : Proche de l’Ohio, j’ai le moral à zéro et un peu haineux aussi.

Dorian : Quand les répètes reprendront, il sera de meilleure humeur.

Gilles : …

Scooter : Tant qu'on n’instaure pas la prohibition ça va.

Fautes qui vous inspirent le plus d'indulgence ?

Nico : La faute de frappe ; un coup est si vite parti.

Dorian : Joli (Solo trompette batterie).

Gilles : Sur les accords des participes passés.

Scooter : Les fautes de goût ; et j'sais de quoi j'cause.

Votre devise ?

Nico : On est les Shameless et on baise vos mères.

Dorian : On est les Shameless et on baise Noël Mamère. J'encule l'écologie.

Gilles : L'euro, hélas.

Scooter : Boire un petit coup c'est agréable !

 

 

 

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14 février 2014

Valentine's Day Special

 

very special

 

 

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Spirit of Moon the Loon

 

Keith

 

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04 décembre 2013

Les uns sans les autres

 

Festival

 

 Reformation des Komintern Sect pour un concert en Suède, une nouvelle (En provenance du label Euthanasie Records, grand rééditeur de qualité devant l'éternel) dont on ne sait trop quoi penser... Surtout que le remake se fera sans le guitariste, et fatalement, sans le bassiste.

On veut bien que Bernadotte (1) ait fait souche en Suède, mais niveau francophonie ça ne va guère beaucoup plus loin, ce qui amène à se demander qui va bien pouvoir entraver quoique ce soit aux paroles du groupe (2) dans le public de ce festival ? Mais la vraie question qui taraude et que de toute évidence on ne veut pas se poser, c'est de savoir si après l'heure c'est encore l'heure ?

 

 

 

(1) : Entre autres : Originaire de Pau, sergent-major de l'armée de Sambre-et-Meuse, maréchal d’Empire, il deviendra le roi Charles XIV Jean de Suède et de Norvège (Sa dynastie règne toujours).

(2) : Et puis on imagine le kid suédois moyen qui rentre les paroles de Sonia dans son translator, il risque d'être un peu surpris du résultat. En France on aura emmerdé le groupe avec ça pendant plus de deux décennies alors la compréhension de la chanson, le sens qu'on lui donne, risque de ne pas être triste en Suède, que voulez vous n’est-ce pas, les aléas de vivre à l'ère de l'archi-politiquement correct triomphant à tout prix...

 

Pogo

 

 ☞  Site dédié au groupe

 

03 décembre 2013

Plaît-il ?

 

'Manners On The Manor' is the second single from The Soho Hobo (aka Tim Arnold). Produced and directed by Toby Tobias. Buy on iTunes (Click here).

 

 Here is the colourful and eccentric community of London's Soho, with references to legendary establishments such as Bar Italia and The French House. The song also pays tribute to Soho's original bad boy: King Charles II, all sung from the hard but fair point of a view of a Soho night club bouncer.

Shot at the legendary Ronnie Scott's, many Soho faces can be seen in the audience, including The French House's Lesley Lewis, Sweety from St Moritz, Bernie Katz of The Groucho Club, Tony Micallef of Pulcinella, Aldo Mariotti of Aldo Trattoria, Tony Saccomani of Lina Stores and Fawn James of Soho Estates. A song about Soho's community performed in front to the Soho community.

 

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02 décembre 2013

The last ride of the 7th cavalry...

 

RIP Chubby

 

 Vendredi on eu lieu les funérailles de Chris 'Chubby' Henderson au Breakspear Crematorium de Ruislip, Middlesex (Banlieue du nord-ouest de Londres), Requiescat in pace.

 

Chubby Crew

 

 

30 novembre 2013

Oi ! Oi! Oi ! Happy St. Andrew's Night !

 

 

Mull of kintyre
Oh mist rolling in from the sea,
My desire is always to be here
Oh mull of kintyre
Far have I traveled and much have I seen
Dark distant mountains with valleys of green.
Past painted deserts the sunsets on fire
As he carries me home to the mull of kintyre.

Mull of kintyre
Oh mist rolling in from the sea,
My desire is always to be here
Oh mull of kintyre

Sweep through the heather like deer in the glen
Carry me back to the days I knew then.
Nights when we sang like a heavenly choir
Of the life and the time of the mull of kintyre.

Mull of kintyre
Oh mist rolling in from the sea,
My desire is always to be here
Oh mull of kintyre

Smiles in the sunshine
And tears in the rain
Still take me back to where my memories remain
Flickering embers growing higher and higher
As they carry me back to the mull of kintyre

Mull of kintyre
Oh mist rolling in from the sea,
My desire is always to be here
Oh mull of kintyre

Mull of kintyre
Oh mist rolling in from the sea,
My desire is always to be here
Oh mull of kintyre

 

Paul McCartney 1977

 

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